À propos de l’Académie des lettres du Québec

Apprenez sur la mission, l’histoire et le logo de l’Académie des lettres du Québec.

LA MISSION

Selon sa constitution, l’Académie a pour mission de défendre la langue, la culture et la littérature françaises ici et dans la francophonie, de récompenser les œuvres ou les personnes qui lui en paraissent dignes par l’attribution de sa médaille et de prix littéraires en roman, poésie et essai.

L’Académie a sans cesse cherché à actualiser ce mandat très général en fonction de l’évolution de la société et de l’actualité québécoises.

Sans abandonner son devoir de vigilance quant à l’état de la langue dans la société, ni renoncer à sa mission générale, l’Académie croit nécessaire d’en préciser l’orientation en fonction des objectifs suivants qu’elle souhaite atteindre au cours des prochaines années.

Mieux faire connaître et comprendre les grands enjeux culturels auxquels fait face la société québécoise, en améliorant sa présence dans la cité, en augmentant la visibilité de ses activités (colloque, rencontre, prix) et la diffusion de leurs résultats de façon à rejoindre un plus large public.

Mieux faire apprécier au Québec comme à l’étranger la contribution originale et essentielle des écrivains et des intellectuels au dynamisme de la culture québécoise, soit grâce au rayonnement de ses membres au Québec et à l’étranger, soit en partenariat avec l’Association internationale des études québécoises pour alimenter les activités des centres d’études québécoises à l’étranger, soit au moyen de tables rondes et de conférences publiques, ici et à l’étranger.

Proposer des solutions nouvelles et originales pour faire face aux grands enjeux culturels de la société québécoise, en développant ses relations avec d’autres institutions analogues de la francophonie, en associant à ses activités les représentants d’autres académies francophones afin de comparer les expériences et les problématiques liées aux enjeux culturels contemporains et ainsi faire le point sur la situation des littératures dans les pays concernés.

L’HISTOIRE

Membres de l’Académie canadienne-française lors de la réunion de fondation tenue à Montréal le 8 décembre 1944. De gauche à droite: Alain Grandbois, P. Gustave Lamarche c.s.v., Rina Lasnier, Robert Rumilly, l’abbé Lionel Groulx, Victor Barbeau, Philippe Panneton, Marie-Claire Daveluy, Léopold Desrosiers, Guy Frégault, Robert Charbonneau. Debout: Robert Choquette et François Hertel.

L’Académie canadienne-française a été fondée le 9 décembre 1944 à l’initiative personnelle de Victor Barbeau, professeur de langue et de littérature à l’École des Hautes Études commerciales de Montréal, avec l’appui d’une quinzaine d’intellectuels et d’écrivains, dont Marius Barbeau, Robert Choquette, Marie-Claire Daveluy, Guy Frégault, Alain Grandbois, Lionel Groulx, Rita Lasnier, Philippe Panneton (Ringuet) et Robert Rumilly. Tous partageaient avec leur époque le grand souci de la défense de la langue française, eu égard soit à son illustration par la littérature, soit à la rectification de l’usage qu’en faisaient au pays les locuteurs « canadiens-français », comme on disait alors.

On peut distinguer trois périodes dans l’histoire de l’Académie.

De sa fondation, en 1944, à l’adoption, en mars 1961, de la Loi instituant un ministère des Affaires culturelles et créant un Office de la langue française. Cette époque est marquée par la présidence de son fondateur, Victor Barbeau.

Les intérêts de l’Académie durant cette période consistent essentiellement dans la publication annuelle des Cahiers de l’Académie canadienne-française ; la publication d’une revue annuelle d’activités intitulée L’Académie canadienne-francaise (premier numéro en 1955) ; la publication mensuelle d’un Bulletin de linguistique, de 1957 à 1962 ; l’organisation d’un concours annuel à l’intention des étudiants, sur des sujets variant d’une année à l’autre.

De 1961 à avril 1982 : période de transition. L’Académie oscille alors entre le maintien et la transformation de ses activités, surtout dans le domaine linguistique où elle s’était beaucoup investie durant la période précédente et qui était maintenant de la responsabilité de l’Office de la langue française. Le 29 octobre 1981, les membres décident de confier à Jean-Guy Pilon le soin de formuler des propositions quant à l’avenir de l’Académie. Jean-Guy Pilon s’adjoint deux collègues, Rina Lasnier et Suzanne Paradis. Ce comité présente son rapport le 24 avril 1982.

De l’élection à la présidence de Jean-Guy Pilon (le 2 juin 1982) jusqu’à maintenant. Durant cette période, les membres de l’Académie prennent la décision d’en modifier la dénomination, en abandonnant l’adjectif canadienne-française, tombé en désuétude depuis longtemps dans le reste de la société. Les membres en discutent lors de la réunion du 24 janvier 1992 et se rallient autour du nom Académie des lettres du Québec, pour mieux correspondre « au milieu où elle veut s’épanouir ». Le nouveau nom est soumis, par correspondance, aux membres de l’Académie et entériné lors de la réunion du 6 mars de la même année.

Le logo de l’Académie représente Athéna, déesse grecque de la sagesse, des sciences et des arts, mère de tous les intellectuels. Elle est également la déesse de la guerre, souvent coiffée d’un casque comme sur la médaille de l’Académie française.

Les membres de l’Académie ont opté pour cette figure lors de la réunion du 2 février 1948. Le dessin initial avait été conçu par le médailliste français Éric R. Delamarre. Il a été revu en 2003 par France Perrault. En 2014, par Catherine Petter sous la direction du designer graphique Frédéric Metz a repensé notre logo.