Nouvelles

Antonine Maillet
16 mai 2022

Double lancement des dernières publications de Jean-Paul Daoust : Odes radiophoniques VI (Poètes de brousse) et Les garçons magiques (Editions de la Grenouillère). 

→ Le jeudi 26 mai à 17h au Cabaret Mado

Antonine Maillet
12 mai 2022
Lancement du nouvel ouvrage de Nicole Brossard avec des tableaux sonores de Symon Henry, L’ongle le vernis (Éditions du Noroît).
Jeudi 19 mai, 18h à La Cale – pub zéro déchet
Antonine Maillet
13 mai 2022

Le recueil Mes forêts d’Hélène Dorion (Éditions Bruno Doucey) est au coeur de l’exposition « Les Forêts : une rencontre entre les arts vivants et la poésie » de Mélanie Lefebvre et Joanne Dorion.

Vernissage et conférence le jeudi 19 mai de 17h à 19h à la Galerie Le 1040.

Plus d’informations ici.

Antonine Maillet
6 mai 2022
Monique Deland figure parmi les finalistes du prix d’excellence 2022 de la Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP) pour son article « L’art magistral du décalage », paru dans Estuaire, n°184, 2021.
Antonine Maillet
5 mai 2022
Lise Gauvin participera à deux évènements à Paris !
 
Le jeudi 12 mai 2022 :
À l’occasion de la parution de son roman Et toi, comment tu vas? (Éditions des femmes-Antoinette Fouque) en France, une rencontre est organisée à la Bibliothèque Gaston Miron, à 19h.
Le vendredi 13 mai 2022 :
L’Académie de la Poésie française organise une rencontre avec Lise Gauvin et Nora Atalla au Café du Pont-Neuf à 18h.
Marie-Claire Blais
25 avril 2022

Décès de Gilbert Choquette (1930-2022)

Le romancier et poète Gilbert Choquette est décédé le 20 avril 2022 à l’âge de 92 ans.

Petit-fils du dr Ernest Choquette (Claude Paysan, 1899), Gilbert Choquette s’oriente vers le droit (doctorat à la Sorbonne, 1954) au moment où se révèle sa vocation littéraire. D’abord scénariste, directeur de courts métrages et réalisateur à l’ONF (La stigmate), il poursuit sa carrière au Cégep de Saint-Laurent. Il est également coscénariste des films La femme de l’hôtel et Les fous de bassan.

Un premier recueil, Au loin l’espoir (1958) puis L’honneur de vivre : poèmes de l’âge amer (1964). Il signe un premier roman en 1962 (L’interrogation), suivi de plus d’une dizaine d’autres dont Le cavalier polonais (2000). La flamme et la forge (1984) lui a valu le prix France-Québec.

Gilbert Choquette se définissait comme un « marginal » des lettres. Gabrielle Poulin reconnaissait sa personnalité littéraire dans le portrait du personnage de L’Interrogation : « Pour ceux-là qui du fond de leur insomnie m’écoutent, je suis l’homme de la rue, le passant anonyme qui vient de nulle part et va au hasard. Ne suis-je pas mieux que cela ? Le voyageur intégral, le marcheur absolu. » (Lettres québécoises, printemps 1980).

Ses archives sont conservées à BAnQ Vieux-Montréal. Gilbert Choquette est devenu membre de l’Académie des lettres du Québec en 1982. Il en était membre émérite depuis 2017. Il laisse dans le deuil les familles de ses trois filles dont 5 petits-enfants.

Photo : Fonds La Presse-BAnQ Vieux-Montréal, René Picard. 30 octobre 1984.

Madeleine Monette
15 avril 2022

Lancement du livre L’angle noir de la joie (Gallimard) de Denise Desautels, receuil conçu en collaboration avec l’équipe des Éditions du Noroît.

Jeudi 21 avril, 17h30 à la Librairie Gallimard (Montréal).

Antonine Maillet
13 avril 2022

Pour la campagne 2022, la collection Orphanos (Éditions du Noroît) présente son nouveau titre : À la main, un livre hommage à Louise Viger.

Constitué de poèmes de Martine Audet, Denise Desautels, Diane Régimbald et de Louise Dupré, le livre s’accompagne également des dessins de Louise Viger. 

→ Le lancement se tiendra à la Fondation Guido Molinari, le jeudi 14 avril de 18h à 21h en présence des auteures. 

Antonine Maillet
4 avril 2022

L’auteure-compositrice-interprète Ines Talbi présente Naïm Kattan, dans la série Nos Géants de la Fondation Lionel-Groulx.

→ Une vidéo à voir sur le site de la Fondation.

Antonine Maillet
21 mars 2022

Pierre Ouellet vous convie au lancement de ses deux derniers livres, Outre (Éditions du Passage) et de Derniers recours (Éditions Mains libres), le jeudi 24 mars à 18h.

Librairie Zone libre (262, rue Sainte-Catherine Est). 

Madeleine Monette
16 février 2022

Ciel à outrances, le recueil de Madeleine Monette (Les Éditions de L’Hexagone) fait l’objet d’une expérience sonore immersive au Centre PHI.

Conçue et réalisée par Brigitte Poupart, intégrant les voix de plusieurs complices ainsi que la musique de William Basinski, cette œuvre réserve de nombreuses découvertes.

C’est à voir jusqu’au 15 mai 2022.

Plus d’informations sur le site du Centre PHI

Antonine Maillet
23 mars 2022

Le Festival de la poésie de Montréal annonce la liste des vingt finalistes pour le Prix francophone international 2022

Parmi les titres retenus, notons :

  • Denise Desautels, Disparaître (Le Noroît)
  • Hélène Dorion, Mes forêts (Bruno Doucey)
  • Paul Chanel Malenfant, Chambres d’échos (Le Noroît)

Ce prix souligne la richesse et encourage le renouvellement de l’écriture poétique en langue française à travers le monde.

Antonine Maillet
14 mars 2022

Monique Proulx fait paraître chez Boréal son dernier roman, Enlève la nuit. Marie Hélène Poitras le présente dans l’édition du 14 mars du Devoir.

Rodney Saint-Éloi
4 février 2022

Toutes nos félicitations à notre collègue, l’écrivain, poète, essayiste et éditeur Rodney St-Eloi qui a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot-Narquin. 

Jean-Claude Corbeil
26 janvier 2022
L’Académie des lettres du Québec déplore le décès de l’un de ses membres les plus dévoués. Le linguiste Jean-Claude Corbeil est décédé le 25 janvier.
Il a servi, entre autres, comme secrétaire général de l’Académie pendant plusieurs années.
Sa contribution à la protection du français est rappelé dans un article du Devoir.
Antonine Maillet
8 janvier 2022

À l’occasion de la publication du livre de Gérald Gaudet, Parlons de nuit, de fureur et de poésie Entretiens sur la lecture et la création littéraire (Nota Bene, 2021), voir le commentaire de Hugues Corriveau paru dans Le Devoir du 8 janvier 2022.

Antonine Maillet
6 décembre 2021

Madeleine Monette se fera un plaisir de vous rencontrer lors du lancement de son livre Skatepark, le mardi 7 décembre à 18h.

Bienvenue à toutes et tous.

Restaurant Robin des bois (Parc Lafontaine). 

3933, avenue du Parc-La Fontaine, H2L OC7. 

RSVP : info@editionsmainslibres.com

Antonine Maillet
6 décembre 2021

Quand un éditeur de poésie meurt, c’est tout le jardin qu’il a planté et cultivé qui glisse et se fige un moment dans l’émotion des lecteurs. Tous ces poètes qui lèvent la tête et cherchent comment dire merci.

François Hébert est mort, mais il ne nous tourne pas le dos.

À sa famille, à ses collaborateurs aux Herbes Rouges, à tous ses poètes, nous offrons notre reconnaissance et notre amitié, notre sympathie.

 

Émile Martel, président de l’Académie des lettres du Québec

 

Crédit photo : Hugo B. Lefort

Marie-Claire Blais
1 décembre 2021

Décès de Marie-Claire Blais (1939-2021)

L’Académie des lettres du Québec déplore le décès de l’écrivaine Marie-Claire Blais.

Émile Martel, président de l’Académie, et Rober Racine joignent leurs voix à celles et ceux qui témoignent de son œuvre et de sa personnalité.

Avec la mort de Marie-Claire Blais, élue en 1994, l’Académie des lettres du Québec perd un membre éminent, une partenaire fidèle et discrète. Je ne sais pas dans ma tête séparer l’écrivaine au prestige international, à l’œuvre immense, de la jeune femme qui fut une amie de mon adolescence à Québec et est restée présente et chaleureuse malgré les distances qui nous ont séparés depuis. 

Cette anecdote me fait encore sourire, d’une entrevue que j’avais faite à Maria Casarès, la comédienne française d’origine espagnole, avec deux collègues du Collège des Jésuites pour le journal étudiant. Marie-Claire nous avait accompagnés et la question qu’elle a posée a été de loin, de très loin la plus intelligente et la plus stimulante. Nous avions seize ou dix-sept ans…

Constante dans une écriture complexe et originale, d’une grande sensibilité sociale, observatrice sévère des injustices, défenseure des minorités et des marginalisés, elle n’a eu de cesse de réclamer le bonheur dans une langue châtiée qui honore toute la francophonie et la littérature québécoise.

J’avais mené à deux reprises, au nom du Centre québécois du P.E.N. international, une campagne pour le prix Nobel de littérature et elle a de bon gré collaboré à l’élaboration du dossier demandé par l’Académie suédoise.

L’Académie des lettres du Québec offre ses condoléances, son témoignage de sympathie à tous les proches de Marie-Claire Blais, à toutes celles et ceux à qui elle manque déjà, dans ce silence qui lui ressemble, marqué de ce sourire timide qui nous attendrit tous.

Émile Martel.

Chère Marie-Claire.

Merci.

C’est le seul mot qui me vient à l’esprit au moment où j’apprends ton départ.

Merci pour ta présence, ton écoute, ton sourire, ta discrétion perpétuelle.

Tes livres ont toujours été près de moi, physiquement et spirituellement.

Aujourd’hui encore, si j’en ouvre un au hasard le goût d’écrire m’anime.

C’est une invitation à vivre, danser, se recueillir.

Merci pour ton oeuvre qui rappelle ce fleuve mystérieux partout présent dans le roman Siddhartha  de Hermann Hesse. Immobile, toujours en mouvement, il contient toutes les voix, parle toutes les langues pour qui sait (l’)écouter.

Ton écoute tenait du prodige. Ton amour du vivant captait l’infini de chaque respiration qui s’offre à nous. Qu’elle soit animale, végétale, minérale ou autre, surtout autre.

Tout cela circule dans ton écriture où les rythmes invisibles du coeur ont remplacé ceux de la ponctuation.

Merci pour cette rencontre de quelques heures à Paris, au mois de mars 1999.

À ton invitation, nous étions allés dans un café. Nous avions longuement parlé de la vie, de nos existences et de la création. Je t’avais confié ma récente victoire sur l’alcool après quinze années d’errance et de rechutes. J’évoquais ce bas-fond que chaque personne rencontre avant de pouvoir se libérer d’une dépendance destructrice. Tes yeux brillaient de cette lumière qui avait déjà surpris ces nuits mystiques de l’épreuve. Je te confiais ma reconnaissance d’être toujours en vie, libéré du monstre, privilégié d’avoir trouvé une nouvelle simplicité à vivre, si précieuse, le bonheur de créer, le plaisir de boire une eau pétillante ou regarder le vent dans les arbres après tant d’aveuglements.

Tu m’avais alors dit : «Rober, il faut que tu t’enfermes pendant une semaine et que tu écrives tout cela.»

Quelques mois plus tard, dans une petite chambre d’hôtel, dans le Vieux Lyon, une présence intérieure persistante m’empêcha de dormir. Je me suis assis dans mon lit et j’ai écrit d’un seul jet le chapitre Les paroles noires de mon roman Les vautours de Barcelone.

Merci de m’avoir présenté aux membres de l’Académie des lettres du Québec.

Pour l’occasion tu as écrit un texte que j’ai reçu comme une offrande inestimable.

Si mes créations avaient pu le faire, elles t’auraient remerciée personnellement, toi, Marie-Claire, de les avoir lues et regardées avec autant de précision.

Que tu aies pris le temps d’écrire ce texte reste pour moi un signe d’amitié vraie.

Je t’ai offert un dessin.

À chacune de nos rencontres j’ai tenu à te remercier du moment passé en ta compagnie.

Parce qu’après on dit merci en s’adressant aux autres.

Ton fleuve immense et discret est là.

Tout y est, même l’eau.

Rober Racine, 3 décembre 2021.

Antonine Maillet
26 novembre 2021

L’Académie des lettres du Québec accueille deux nouveaux membres.

L’essayiste, romancier et historien de la littérature québécoise Bernard Andrès, ainsi que le poète, essayiste et intervieweur littéraire Gérald Gaudet.

La cérémonie de réception a eu lieu le 26 novembre 2021.

Retrouvez leurs discours de réception ainsi que les présentations faites par Jacques Allard et Jean-Paul Daoust : ICI

Michel Marc Bouchard
12 novembre 2021

Table ronde : Fils, filles et filiations : figures de la mère dans le roman. 

Autour du livre de Lise Gauvin, Et toi, comment vas-tu?

Avec la participation de Louise Dupré, Catherine Mavrikakis, Rodney Saint-Éloi et Marie-Andrée Lamontagne qui animera l’évènement.

Le jeudi 18 novembre prochain à 18h à la librairie du Square (Outremont).

Le passeport vaccinal est requis.

Antonine Maillet
24 novembre 2021

La romancière et dramaturge Antonine Maillet est élevée au rang de commandeur de la Légion d’honneur.

Le président Emmanuel Macron reçoit la titulaire à l’Elysée ainsi qu’une délégation de dignitaires acadiens.

C’est en 2003 que Madame Maillet a reçu le titre d’officier de la Légion d’honneur.

Toutes nos félicitations à la spécialiste de la langue acadienne et de Rabelais. Son œuvre prolifique a donné vie à des laissés pour compte dont elle a fait des personnages qui peuplent maintenant notre imaginaire collectif.

Michel Marc Bouchard
28 octobre 2021

Toutes nos félicitations à Michel Marc Bouchard qui remporte le Prix Athanase-David 2021, un honneur bien mérité pour cet auteur de théâtre dont le talent est reconnu ici et sur la scène internationale.

Photo: Olivier Clertant
Monique Deland
27 octobre 2021

Denise Desautels participe au Laboratoire de l’écrivaine et de l’écrivain organisé à la Maison de la Culture de Longueuil, le 30 octobre. 

Rencontre gratuite sur réservation.

Monique Deland
22 octobre 2021

Robert Lalonde est finaliste au Prix Littéraire du Gouverneur général pour son essai La Reconstruction du paradis (Éditions du Boréal).

Hélène Dorion est finaliste au Prix des cinq continents de la Francophonie pour son roman Pas même le bruit d’un fleuve (Éditions Alto). 

Les résultats seront annoncés les 17 novembre et 16 décembre prochains.

Monique Deland
23 octobre 2021

À l’occasion de la parution de son recueil de poésie Mes forêts (ed. Bruno Doucey), Hélène Dorion rencontre le public :

  • Le samedi 23 octobre à la Librairie de Verdun, de 14h à 16h
  • Le samedi 30 octobre à la Librairie Appalaches (Sherbrooke), de 13h à 15h
  • Le jeudi 4 novembre à la Librairie Morency (Québec), de 18h à 20h
  • Et du 5 au 7 novembre au Salon du livre de Rimouski.

→ https://www.helenedorion.com/mes-forets/

4 août 2021

Retrouvez la poète Martine Audet qui lira son texte, La société des cendres, en dialogue avec l’œuvre du graveur Louis-Pierre Bougie à l’Atelier circulaire le jeudi 5 août 17h30.

On verra à la même occasion les estampes de l’artiste présentée dans l’exposition Noir de Bougie.

→ Rendez-vous au 5445, avenue de Gaspé.

16 juillet 2021

Le cahier Lire du Devoir des 24 et 25 juillet est entièrement consacré à la parole d’écrivains haïtiens ou issus de la diaspora haïtienne. Des textes denses et émouvants qui réfléchissent à la situation actuelle de ce pays. Rodney Saint-Éloi y prend part aux côtés de six autres auteur.e.s.

https://www.ledevoir.com/lire/619995/ayiti

Illustration par Amélie Grenier

Monique Deland
20 - 23 octobre 2021

Denise Desautels, Louise Dupré, Gérald Gaudet, Lise Gauvin et Madeleine Monette participent au Marché de la Poésie qui se déroule à Paris du 20 au 24 octobre.

Pour sa part, Catherine Mavrikakis s’est rendue à Francfort pour la Foire du Livre où le Canada est l’invité d’honneur cette année.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1833261/foire-francfort-livre-editeurs-canada-invite-honneur-traduction-allemagne

Monique Deland
14 octobre 2021

Lise Gauvin et Madeleine Monette participent aux côtés de Véronique de Guitarre et Wanda Mihulaec à la soirée québécoise : Trajectoires croisées : Montréal. New York, Paris. Art et écriture.

La rencontre est organisée par l’Association Femmes Monde avec l’Espace des femmes – Antoinette Fouque.

Elle se déroulera au 35 rue Jacob (Paris).

Pour vous inscrire au lien Zoom communiquez, avec Danielle Michel-Chich, présidente: femmesmonde.com@gmail.com

→ https://www.espace-des-femmes.fr/trajectoires-croisees-art-et-ecriture/

Monique Deland
23 août 2021

Denise Desautels et Monique Deland ont développé une complicité lors d’un parrainage d’écriture. Découvrez les réflexions de Monique Deland sur cette expérience qui se situe au début de l’exploration de sa propre voix de poète.

→ https://www.uneq.qc.ca/2021/08/19/30-ans-programme-parrainage-entrevue-monique-deland/

28 juillet 2021

Décès de la dramaturge Suzie Bastien

L’Académie des lettres du Québec s’associe au milieu du théâtre et déplore le décès de Suzie Bastien (Diane Jean) survenue le 26 juillet. Auteure d’une quinzaine de pièces de théâtre dont certaines ont été créées et jouées en France et en Italie. Au Québec, elle s’est d’abord fait connaître avec Le désir de Gobi (Théâtre de Quat’sous, 2000).

Lauréate de nombreuses distinctions, Suzie Bastien a reçu le Prix Marcel-Dubé 2020 pour sa pièce Sucré Seize (Huit filles) (Lansman). Elle exprimait alors le souhait « que ce Prix puisse convaincre un metteur en scène québécois de monter sa pièce ».

Nous offrons à sa famille et à ses amis nos plus sincères condoléances.

16 juillet 2021

Après un trop long silence, André Brochu, romancier, poète et essayiste, fait paraître au Noroît Clairs abîmes, un important recueil. De quoi marquer d’une pierre blanche cet été 2021.

4 juillet 2021

Décès de Naïm Kattan (1928-2021)

Notre ami et collègue est décédé le vendredi 2 juillet à Paris où il habitait depuis deux ans.

Émile Martel et Jacques Allard lui rendent hommage.

Tous ceux qui comme moi avons navigué, négocié, lu, traversé, observé, pratiqué, vendu, promu, corrigé, traduit la littérature qui s’est produite dans tout le Canada depuis 1967 nous demandons aujourd’hui : où ai-je vu Naïm Kattan pour la première fois, quand en ai-je entendu parler, quel rôle a-t-il joué dans la publication, la promotion, la lecture, la traduction, la diffusion, le financement et l’acceptation de mon livre, de tout autre livre de littérature au Canada?  Partout; tout le temps; depuis plus de cinquante ans! .

             Pendant des années, j’ai vanté la littérature canadienne, dont la québécoise, à l’étranger et j’ai eu le privilège de tenir Naïm Kattan comme témoin, acteur, animateur de ces gestes. Je l’ai toujours tenu pour père de notre littérature, pour frère de tous les écrivaines et écrivains, gardien et promoteur des aides et appuis accordés aux éditeurs, aux auteurs, aux traducteurs dans le cadre des programmes du Conseil des arts du Canada.

             Patient, doux et tolérant, il faisait avec Annie Cohen, sa femme, un couple complice et chaleureux. Membre actif de l’Académie des lettres du Québec, sa présence parmi nous honorait notre lot.

             Je lui suis en mon nom personnel en en celui de l’Académie profondément reconnaissant pour sa fidélité et son amitié et je lui rends hommage.

–   Émile Martel, o.c., président de l’Académie des lettres du Québec

Mon ami Naïm Kattan est mort hier soir à Paris où il était hospitalisé depuis deux semaines, après une chute qui l’avait plongé dans le coma.

Depuis deux semaines, je n’avais plus de ses nouvelles alors qu’il avait l’habitude de me téléphoner hebdomadairement. Lors de notre dernier entretien, il avait été bref, comme pour faire acte de présence tout simplement. Sa voix était fatiguée.

Habituellement, il me racontait un peu ce qu’il écrivait, me répétant qu’il ne pouvait s’empêcher d’écrire. Autrement, il faisait des cauchemars. Publier pour lui était capital, comme s’il avait encore et toujours à s’affirmer, se raconter, à se faire reconnaître, après une cinquantaine d’ouvrages. Il attendait un retour d’appel de l’éditeur Del Busso où il avait déposé un manuscrit.

Il  vivait littéralement d’une passion d’écrire que j’ai accompagnée pendant une trentaine d’années, depuis L’Anniversaire  (Québec Amérique 2000), roman dans lequel un narrateur dit toute son admiration pour le peuple québécois et sa survie. Il m’avait remercié pour l’intuition, disait-il, que j’avais eu de ce livre. Dans ce roman épistolaire où un ancien historien prend sa retraite, je lui avais suggéré d’intercaler entre les lettres de remerciements du narrateur un discours de vérité qui nuançait ou contredisait le propos si flatteur qui précédait. Un souvenir de l’éditeur que j’étais alors chez Québec Amérique.

l venait en 2019 de publier N’aie pas peur de la nuit  (Hurtubise) où le dialogue d’amour roule sur la fin de vie. Un vingt-troisième ouvrage de fiction dédié à sa chère compagne en allée en 2020, la sociologue du cinéma et critique Annie Goldmann.

            Récemment, il m’avait confié qu’il allait revenir à Montréal, ne serait-ce que par ses cendres en ces temps où de toute façon il ne pouvait plus prendre l’avion. Il tenait à sa québécité autant qu’à sa canadianité, à son Ontario de fonctionnaire pionnier au Conseil des arts du Canada, qu’à la France de ses études et publications; finalement à son Arabie presque autant qu’à sa culture juive très vive, comme on le voit dans son best-seller international Adieu Babylone (La Presse 1975; Leméac 1986).

Il semblait vouloir embrasser toutes les cultures, comme l’attestent ses livres autant que son existence. Fasciné par ce voyageur tous azimuts de l’interculture, j’ai fini un jour par le baptiser de migrant dans un dossier de Voix et images.

Membre de l’Académie des lettres du Québec, Naïm avait reçu plusieurs distinctions du Québec et de France. Il était un ami des Correspondances d’Eastman, participant régulièrement au festival de l’été.

Il était avant tout mon ami.

–   Jacques Allard, membre de l’Académie des lettres du Québec

25 juin 2021

Sherry Simon vient d’être nommée au conseil d’administration du Centre québécois du P.E.N. international. Elle aura, entre autres, comme fonction de présider le Comité pour la traduction et les droits linguistiques où  elle remplace Louis Jolicoeur. Pour devenir membre du Centre, prière de remplir le formulaire qui se trouve à l’adresse suivante : https://penquebec.org/adherer/

18 mai 2021

L’Académie des lettres du Québec est heureuse d’accueillir deux nouveaux membres. Lors d’une récente élection le romancier, historien et essayiste Bernard Andrès et le poète, essayiste et intervieweur littéraire, Gérald Gaudet ont été élus. Nous leur adressons nos félicitations et aurons le plaisir de les entendre en novembre prochain alors qu’ils prononceront leur discours de réception.

Crédit Photo : Électrons Livres
13 mai 2021

Serge Bouchard (1947-2021)

L’Académie déplore le décès de l’anthropologue Serge Bouchard décédé le 11 mai. L’animateur avait imposé sa voix sur les ondes par ses chroniques bien documentées traitant de mythologies et d’histoire et révélant l’âme de l’Amérique autochtone et française. Avec Marie-Christine Lévesque il avait signé Le Peuple rieur (Lux) qui avait remporté le prix Victor-Barbeau en 2018. Les membres du jury avaient alors déclaré :

Sous l’audacieuse forme d’’un témoignage personnel, intime presque, ce remarquable essai évoque la longue relation entre les peuples innus et les Européens. D’abord, avec les premiers pêcheurs Vikings sur les côtes du Labrador et Basques sur les berges du golfe Saint-Laurent. Ensuite avec les Français lors de l’arrivée des voiliers de Jacques Cartier en 1534 et de Samuel de Champlain entre 1603 et 1619. Une relation qui se poursuivra avec les Québécois de la Côte-Nord.

Les rapports avec les Français de la Nouvelle-France furent plutôt cordiaux, ils se gâtèrent après leur défaite aux mains des Anglais dont le rapport aux autochtones fut analogue à celui des Américains : la délétère Loi sur les Indiens les contraignit à mettre fin à leur nomadisme en les confinant dans des « réserves ».

Il n’y a aucune trace d’appropriation culturelle dans cet ouvrage, celui d’un anthropologue habité par ses vis-à-vis Innus jusqu’à la fraternité authentique. À preuve, le témoignage du chef de la Première Nation des Innus Essipit, Martin Dufour. « Ce livre sur les nations innues, écrit-il en introduction, réalise un rêve que nous entretenons depuis des années. Il y a déjà, en effet, plus d’une décennie qu’avec la collaboration d’historiens, d’aînés, d’anthropologues et d’ethnologues, nous accumulons écrits, photos et enregistrements, destinés à documenter un ouvrage comme celui-ci.  Mais jamais nous n’aurions cru que notre ami Serge Bouchard accepterait d’en être le rédacteur. » Il saisit ainsi l’occasion d’exprimer son amitié et son respect à l’endroit d’une nation oubliée par l’histoire récente du Québec.

Jean-Guy Pilon

29 avril 2021

Jean-Guy Pilon (1930-2021)

Nous apprenons avec stupeur la nouvelle du décès subit de notre confrère de l’Académie des lettres du Québec, Jean-Guy Pilon. Plusieurs d’entre nous lui avions parlé récemment, alors qu’il venait d’emménager au Manoir Outremont, à la suite de la mort en décembre dernier de sa chère compagne, Denise Viens. Après de nombreuses années de bonheur partagé dans leur belle maison de la Côte Saint-Antoine, notre ami semblait traverser courageusement ce deuil et être prêt à poursuivre un moment encore sa route en solitaire, comme plusieurs de ses camarades écrivains, Fernand Ouellette, Gilles Archambault, Jacques Brault, Georges Leroux affrontant seuls aussi la dernière étape de leur vie à la suite du décès de leur compagne. Pour lui, cette perte était récente et sans doute très éprouvante malgré l’étonnante solidité qu’il affichait et qui s’entendait même dans sa voix.

Si nous perdons un ami cher, la culture québécoise perd en même temps un homme de lettres et de culture qui a joué depuis les années 1950 un rôle majeur dans des lieux qui ont tous marqué le développement et la diffusion de la littérature québécoise. Alors qu’il poursuivait une carrière de 34 ans à Radio-Canada, dont 15 comme chef des émissions culturelles:  il a été actif à la revue Liberté, très présent aux Éditions de l’Hexagone, il a présidé pendant 25 ans la Rencontre québécoise internationale des écrivains, et tout en dirigeant la revue les écrits, il a bien sûr présidé notre Académie elle-même. Il était l’un de ces hommes essentiels à toute vie littéraire digne de ce nom, capable d’organiser, de rassembler, de créer des ponts. Sa culture sans ostentation habitait le monde concret —  et le poète en lui témoignait d’ailleurs de ce sens de la fraternité et du terrestre. Sa poésie ignorait les coups d’éclats et les envolées rhétoriques: il écrivait dans la justesse et la justice, dans la vérité des choses et des êtres. « Croire en ce pays comme au travail de ses mains », a-t-il écrit dans Recours au pays :  ce vers dit à lui seul combien même le politique, chez lui, se fondait sur un vif sentiment physique de l’œuvre, sur le don de soi et la  proximité du monde réel.  

Jean-Guy Pilon savait travailler dans l’ombre ou dans les coulisses. Ainsi, bien que le nom de Gaston Miron ait toujours été associé au remarquable essor des Éditions de l’Hexagone fondées en 1953 par un groupe de poètes, de nombreux acteurs importants de la vie poétique de cette génération savaient combien le sort de la maison avait aussi reposé sur les épaules de son ami Pilon, notamment grâce aux liens que celui-ci avait su établir avec les milieux français de la poésie et en particulier avec le poète René Char, dont il avait obtenu la permission de baptiser du titre d’un de ses recueils importants la nouvelle collection de poésie créée à l’Hexagone, « Les Matinaux ». Par la suite, Jean-Guy Pilon serait présent pour prendre la relève et assurer la bonne marche de la maison d’édition quand le directeur Miron devait s’absenter pour soigner sa santé ou pour séjourner pendant une longue période à Paris au tournant crucial de 1960.

L’homme de lettres était surtout un homme tout court : intègre, généreux, toujours capable d’écoute et d’empathie. Son départ soudain nous laisse dans une profonde tristesse.  Nous, membres de l’Académie des lettres du Québec, saluons le fondateur irremplaçable, l’ami sensible, le poète juste, l’homme de confiance et de vérité qu’a été Jean-Guy Pilon. 

 

22 janvier 2021 - Communiqué

Lauréat.e.s des Prix littéraires 2020 de l’Académie des lettres du Québec

L’Académie des lettres du Québec dévoile les lauréat.e.s des prix Alain-Grandbois, Marcel-Dubé, Ringuet et Victor-Barbeau lors d’un événement en ligne le jeudi 21 janvier, en compagnie de l’animateur Michel Désautels et de la pianiste Gentiane MG.

Le lauréat du prix Alain-Grandbois (poésie) est Jean-Marc Desgent pour Misère et dialogue des bêtes (Poètes de brousse). 

Les lauréates du prix Marcel-Dubé (théâtre) sont Suzie Bastien pour Sucré Seize (Huit filles) (Lansman) et Evelyne de la Chenelière pour La vie utile, précédé de Errance et tremblements (Les Herbes rouges).

La lauréate du prix Ringuet (roman) est Élise Turcotte pour L’apparition du chevreuil (Alto). 

Le lauréat du prix Victor-Barbeau (essai) est Stanley Péan pour De préférence la nuit (Boréal).  

Les prix de l’Académie des lettres du Québec consistent en une bourse de 1 500$ et une œuvre de Cozic.

Lise Gauvin

Crédit : PhelanBis/Wikicommons

6 janvier 2021

Décès de Laurent Mailhot (1931-2021)

Nous apprenons le décès de Laurent Mailhot, professeur émérite de l’Université de Montréal où il a partagé son amour et ses connaissances de la littérature québécoise et de son histoire. Il était l’ami et le collègue de plusieurs membres de l’Académie des lettres du Québec, dont Lise Gauvin et Pierre Nepveu avec lesquels il a collaboré à des ouvrages, dont une Anthologie de la poésie québécoise des origines à nos jours. Avec Micheline Cambron, il avait dirigé une étude consacrée aux écrits d’André Brochu.

Nous offrons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

13 décembre 2020

L’Académie des lettres du Québec accorde à Denise Viens le titre de Membre d’honneur afin de souligner sa générosité, son dévouement et sa présence fervente dans la réalisation de nombreux événements de l’Académie, y compris les Rencontres québécoises internationales des écrivains.

Réalisatrice d’émissions musicales et culturelles pour Radio-Canada, amie des écrivains et de la littérature, Madame Viens est décédée le 11 décembre à Montréal. Elle était l’épouse du poète Jean-Guy Pilon à qui nous offrons, ainsi qu’aux membres de la famille, nos sincères condoléances.

4 novembre 2020 - Communiqué

L’Académie des lettres du Québec dévoile les finalistes des prix Alain-Grandbois, Marcel-Dubé, Ringuet et Victor-Barbeau.

Les finalistes du prix Alain-Grandbois (poésie) sont Jean-Marc Desgent pour Misère et dialogue des bêtes (Poètes de brousse); Isabelle Dumais pour Les grandes fatigues (Noroît) et Annie Lafleur pour Ciguë (Quartanier).

Le jury présidé par Denise Desautels incluait aussi Martine Audet et Jean-Paul Daoust.

Les finalistes du prix Marcel-Dubé (théâtre) sont Suzie Bastien pour Sucré Seize (Huit filles) (Lansman); Dany Boudreault, Sophie Cadieux et Maxime Carbonneau pour La femme la plus dangereuse du Québec, d’après Josée Yvon (Les Herbes rouges) et Evelyne de la Chenelière pour La vie utile, précédé de Errance et tremblements (Les Herbes rouges).

Le jury présidé par Daniel Canty incluait aussi Paul Bélanger et Jessie Mill.

Les finalistes du prix Ringuet (roman) sont Patrick Nicol pour Les manifestations (Le Quartanier); Marie-Eve Thuot pour La trajectoire des confettis (Les Herbes rouges) et Élise Turcotte pour L’apparition du chevreuil (Alto).

Le jury présidé par Monique Proulx incluait Catherine Mavrikakis et France Théoret.

Les finalistes du prix Victor-Barbeau (essai) sont David Bélanger et Thomas Cartier-Lafleur pour Il s’est écarté. Enquête sur la mort de François Paradis (Nota Bene); Fanny Britt pour Les retranchées. Échecs et ravissement de la famille en milieu de course (Atelier 10) et Stanley Péan pour De préférence la nuit (Boréal).  

Le jury présidé par Monique LaRue incluait aussi Sherry Simon et Jean-François Chassay.

En raison de la pandémie, la remise des prix est reportée à une date à déterminer. Les prix de l’Académie des lettres du Québec consistent en une bourse de 1 500$ et une œuvre de Cozic.