FINALISTE DU PRIX NICOLE ET ÉMILE MARTEL 2025
ÉTERNEL ÉMERVEILLEMENT GRANDIR AU PAYS DE LA NEIGE ET DU CIEL INFINI
Une traduction de Charles Bender et Jean Marc Dalpé selon l’œuvre de Tomson Highway.
Publié aux éditions Prise de parole en 2024.
Dans Éternel émerveillement, Tomson Highway livre un récit drôle et touchant, parfois dur, de sa jeunesse. Avec pour toile de fond la précarité et l’extrême beauté de la vie dans le Nord subarctique, il évoque les plaisirs de son enfance : les tripes de brochet grillées, les chansons country crachées par une radio en pleine forêt boréale, les constants déplacements en canot familial ou en traîneau à chiens.
Traversée par l’humour taquin si caractéristique de l’auteur, sa chronique alterne entre le quotidien du monde cri et les expériences transformatrices – l’apprentissage de la langue, de la musique – vécues au pensionnat de Guy Hill, qu’il fréquentera dès l’âge de six ans.
Éternel émerveillement se lit comme une lettre d’amour de Highway à la langue crie, «la plus joyeuse et la plus belle du monde»; à la musique; à ses parents, Joe et Balazee, plus grands que nature; à ses frères et sœurs; et à ses camarades de classe qui, aujourd’hui encore, demeurent sa famille.
ÉLOGE DE SHERRY SIMON, NICOLE BROSSARD ET LOUIS JOLICOEUR
SOUS LA PRÉSIDENCE DE SHERRY SIMON
Dans cette promenade biographique qui chante le bonheur de son enfance dans le Nord, Tomson Highway nous dit son amour de la nature, de la famille, du paysage et de la langue crie. La traduction de Charles Bender et de Jean Marc Dalpé rend bien ce vertige de jubilation et d’émerveillement, le bonheur des fabuleuses aventures de l’auteur. La traduction est vivante, enjouée au même titre que le texte de Highway, rendant avec énergie et fluidité un récit qui n’évite pas les complexités de l’histoire, ses tragédies et ses morts, mais qui ouvre vers la liberté et la créativité.
La traduction est également attentive à l’importance de la langue crie, langue sous-jacente au récit anglais, adaptant à la réalité francophone les nombreuses allusions, jeux de mots et blagues qui font de ce récit un texte plurilingue, reflétant les rencontres et les mélanges de l’histoire crie.