Gérard Bouchard

Membre de l’Académie depuis 2003

À propos

Né à Jonquière en 1943, Gérard Bouchard vit à Chicoutimi. Après avoir obtenu un Baccalauréat en Arts du Collège de Jonquière, un Baccalauréat en sociologie et une Maîtrise en sociologie de l’Université Laval, il complète, en 1971, un Doctorat de 3e cycle en histoire à l’Université de Paris (Nanterre). De 1971 à 2017, il a été professeur d’histoire et de sociologie à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et il est depuis 2017 professeur émérite tout en continuant ses travaux.

Auteur, co-auteur ou co-directeur de 43 ouvrages et de 331 articles dans des revues scientifiques, Gérard Bouchard a prononcé près de 800 conférences et communications scientifiques au Québec, au Canada et à l’étranger.

Dans le domaine de la recherche, Gérard Bouchard a dirigé jusqu’en 1998 l’Institut interuniversitaire de recherches sur les populations, qu’il a fondé en 1972. Il est également fondateur du Projet BALSAC qu’il a dirigé depuis sa mise sur pied en 1971 jusqu’en juin 2010.

Gérard Bouchard travaille également depuis plusieurs années sur l’histoire comparée des cultures fondatrices et collectivités neuves. Son champ de recherche s’étend à l’analyse générale des imaginaires collectifs et des mythes dans le cadre d’une Chaire de recherche du Canada dont il a été le titulaire de 2003 à 2017. L’objectif principal est d’étudier l’évolution des fondements symboliques des sociétés et de reconstituer les structures de la pensée (en tant qu’alliage de raison et de mythe) tout en tenant compte des grandes coordonnées sociales qui leur sont associées en aval comme en amont. Son dernier livre (Les nations savent-elles encore rêver?) porte sur les mythes nationaux. Il a été membre de l’Institut canadien de recherches avancées de 2002 à 2020.

Prix et distinctions

Genèse des nations et cultures du Nouveau Monde

Prix du Gouverneur général du Canada (catégorie Études-Essais), 2000.

Extrait du discours de réception (2003)

« En résumé, on souhaiterait instaurer un réalisme, une lucidité qui donne sur l'espoir plutôt que sur son contraire, et retrouver, réinvestir dans une entreprise de recommencement l'état de sagesse et de sérénité qui naît souvent des fins de parcours et des échecs : après beaucoup de désillusions, refaire le choix de la candeur, celle qui vient non pas avec la naïveté des premiers âges, comme une prémisse ou une promesse, mais au terme d'un difficile cheminement, comme une conclusion. »

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