Lise Gauvin

Membre de l’Académie depuis 2000

© Annie Éthier

À propos

Essayiste, nouvelliste et critique littéraire, Lise Gauvin est professeure émérite de l’Université de Montréal, où elle a dirigé la revue Études françaises de 1994 à 2000 et le département du même nom de 1999 à 2003. Elle a fait ses études à l’Université Laval de Québec, à l’Université de Vienne ainsi qu’à l’Université de Paris IV-Sorbonne et à l’Université de Montréal (musique, 2019).

Collaboratrice à diverses revues, dont la revue Possibles de 1986 à 1996, Lise Gauvin a été responsable de la chronique des Lettres francophones dans le journal Le Devoir durant une vingtaine d’années. Elle a aussi collaboré aux émissions culturelles de Radio-Canada à titre d’animatrice et de critique.

Lise Gauvin a publié plusieurs ouvrages consacrés à la littérature québécoise et aux autres littératures de langue française.

Dans le domaine de la fiction, ses recueils de nouvelles (Fugitives, Arrêts sur images et Parenthèses) ont été chaleureusement accueillis par la critique et ont valu à leur autrice le statut de « nouvellière de premier plan ».

Lise Gauvin est aussi l’une des membres-fondatrices du Parlement des écrivaines francophones créé à Orléans en 2018. Sous l’égide de l’Académie des lettres du Québec, dont elle fut la présidente en 2008 et 2009, elle organise chaque année, en collaboration avec Madeleine Monette, une séance de  l’association Femmes-monde, à Paris, consacrée aux écrivaines québécoises.

Prix et distinctions

Extrait du discours de réception (2000)

« Est écrivain, dirais-je, celui qui a un besoin d'investiguer le réel pour mieux le comprendre, le donner à voir dans toute sa complexité. Que ce réel lui apparaisse par textes interposés - c'est la démarche - du critique ou par la médiation de ce qu'on désigne généralement sous le nom de roman ou d'essai, cela me paraît d'une importance toute relative.

Je crois que dans toute écriture s'inscrivent des zones d'indécidable qu'on peut appeler des espaces de fiction, non pour le plaisir de brouiller les pistes, mais pour celui, beaucoup plus diffus, de donner la forme comme aventure. Il m'est ainsi arrivé de déguiser l'essai en récit, voire même de tenter, à partir d'un commentaire critique, une exploration du langage. »

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