Louis Jolicoeur

Membre de l’Académie depuis 2017

À propos

Louis Jolicœur est écrivain, traducteur, interprète de conférence et professeur à l’Université Laval, où il dirige les programmes de traduction. Il est né à Québec, où il a fait des études d’anthropologie, de linguistique et de traduction, complétées par un séjour postdoctoral à Paris (Université de la Sorbonne-Nouvelle – École supérieure d’interprétation et de traduction), en 1993-1994. Son dernier livre, Poste restante, paru en 2015, relate un voyage en Orient dans les années 1970. Le voyage a souvent été le moteur de ses histoires, son affection pour l’Espagne, le Mexique, l’Italie, l’Inde ayant habité bon nombre de ses livres antérieurs où l’ailleurs, lointain ou non, occupe toujours une place prépondérante.

Louis Jolicoeur est également membre de P.E.N. Québec, de l’OTTIAQ, de l’UNEQ, de l’ATTLC, de l’ACT et de quelques autres associations et organismes. Il a écrit une cinquantaine d’articles et donné des conférences ici et là, en particulier sur la traduction littéraire et la littérature québécoise. Il est membre des comités de rédaction de diverses revues (META, Sendebar, Hermeneus, Revuelta, Romanica Silesiana, Nuit blanche). Ses activités de recherche se concentrent actuellement sur la diffusion de la littérature québécoise dans le monde au moyen de la traduction.

Extrait du discours d’entrée à l’Académie (2017)

« Dans une nouvelle, un récit, un roman – je n’écris pas de poésie, mais j’en ai traduit, alors je pourrais ajouter la poésie –, ce qui m’importe toujours c’est l’atmosphère, l’élan, le souffle, le jeu, le rythme, l’alternance entre la lenteur et le mouvement, le présent et le passé ou l’avenir, l’infiniment petit et l’incommensurable, l’absence et le trop-plein, ou l’attirance, qui est une forme plus tangible de l’absence.

Et en traduction, c’est du même ordre : on cherche l’essence de l’autre plus que ses mots, on devine sa visée, on s’en approche, mais sans trop le toucher – Borges disait des Argentins qu’ils se baladent dans la rue comme s’ils avaient un bâton à la main avec lequel il tâterait les autres à une distance toujours respectable (ils auraient fait de bons traducteurs!). Nous jouons ainsi du même bâton, de la même perche. »

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