Pierre Nepveu

(1999)

« Dans la plupart des cas, nous attendons de l’écrivain moins une seconde vue qu’un second regard : ce qu’il voit, ce que nous espérons qu’il ou elle donne à voir, ce sont les interstices, les détails cachés, les intervalles dont les médias ne parlent guère et qu’ils ne nous montrent jamais. Ce que nous attendons des lecteurs, ce que nous cherchons à pratiquer comme écrivains, c’est une forme de regard qui nous redonne ce que l’image nous fait si souvent perdre : le temps, la durée et aussi, un certain silence.  »
— Extrait du discours de réception (1999)