André Ricard

Crédit photo : Luc Chartier, 2008

André Ricard

(1996)

« Toute langue est souveraine dans sa juste appropriation. Toute langue est musique dans sa tonalité. Comme toute poésie est amour.
Les mots ne sont-ils pas fruits du désir? Ils devraient tomber sur la page mouillés de salive. D’où vient qu’alignés sur le blanc de la feuille ils voudraient se calcifier, se durcir sous la pointe qui les déplace, oiseaux de volière désormais. Pour leur inventer un autre espace de transparence, de pluie, de feuilles, de sang, pour les persuader d’y aller voir, que de soins, que de peines. »
— Extrait du discours de réception (1996)