Georges Leroux

Membre de l’Académie depuis 2003

À propos

Georges Leroux est professeur au département de philosophie de l’Université du Québec à Montréal où il enseigne l’histoire de la pensée grecque depuis 1969. Spécialiste de la tradition platonicienne, il a consacré la plupart de ses travaux à l’étude d’auteurs de la période tardive, en particulier à Plotin. Traducteur, il a fait paraître plusieurs traductions commentées, et récemment une traduction de La république de Platon. Il a participé à la conception du cours d'Éthique et culture religieuse (ECR) introduit par le renouveau pédagogique du ministère de l'Éducation du Québec depuis 2001

Il est aussi un critique littéraire et collaborateur de plusieurs magazines et journaux, notamment Le Devoir, où il intervient sur des questions de philosophie et d'esthétique. Il est également un collaborateur régulier de l'émission Plus on est de fous, plus on lit, sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada. Au début des années 2000, il a aussi animé l'émission Passages, une émission philosophique, sur les ondes de la Chaîne culturelle de Radio-Canada.

Il collabore à plusieurs revues et journaux, notamment à la revue Spirale qu’il a dirigée pendant plusieurs années. Correspondant francophone de l’Institut international de philosophie, il participe aux travaux de la Commission bibliographique pour les publications canadiennes de philosophie en langue française. Il a été professeur invité dans plusieurs universités européennes et américaines, et il est membre de plusieurs sociétés savantes.

Georges Leroux a été vice-président de l’Académie de 2008 à 2010.


Prix et distinctions

Extrait du discours d’entrée à l’Académie (2003)

« Il est facile aujourd'hui de se moquer des Académies ou de la recherche, il l'est encore plus de ridiculiser les monastères et les communautés ascétiques. Georges Bataille avait raison, toutes ces institutions ne voient le jour que parce qu'elles sont l'expression de cette recherche de la communauté qui manque et manquera toujours, et on ne peut que chercher à les dépasser. Elles n'en sont jamais que l'approximation la plus fragile, et sachant ce qu'elles exigent de ceux qui les servent, on sait qu'elles sont imparfaites, précaires, mortelles. Il suffit de penser à ce que la plupart devinrent sous les régimes totalitaires qui entreprirent de les asservir. En chacune se tient cependant un autel des Muses, un Mouseion indestructible, un cœur secret qui est pour ainsi dire sa lampe dans la nuit : nous ne savons pas toujours le reconnaître, mais il est là depuis toujours. »

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