Gilles Pellerin

© Marie Taillon

Gilles Pellerin

(2007)

« Chacun a été analphabète. Le danger réside dans les forces actives qui pourraient nous maintenir dans l’illettrisme ou nous y ramener. Certaines instances sont prêtes à décréter la mort de l’enseignement des lettres aux étudiants des programmes professionnels ; il porterait préjudice au système hospitalier : à quoi servirait-il en effet de fréquenter Hébert ou Giguère quand on vous destine à donner des piqûres ? Je suis pour ma part heureux d’avoir suffisamment lu sur la barbarie et la censure pour arriver à les reconnaître sous leurs oripeaux modernes. L’inculture fait des ravages, notamment quand on réforme les services d’éducation et de santé en toute méconnaissance de ce qui a permis à ce petit peuple francophone d’Amérique de survivre contre toute attente. »
— Extrait du discours de réception (2007)