Jacques Beauchemin
Membre de l’Académie depuis 2011
À propos
Jacques Beauchemin a été professeur au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal de 1993 à 2021. Il se spécialise en sociologie de la société québécoise, en sociologie politique et en analyse du discours. Son travail l’a d’abord conduit vers l’analyse de la société québécoise des années quarante et cinquante.
Dans le domaine de la sociologie du Québec, il s’est intéressé aux transformations de la question nationale québécoise dans le contexte de la mondialisation et de la judiciarisation croissante de la régulation des rapports sociaux. Plus récemment, ses travaux ont porté sur les transformations de la question nationale québécoise à la lumière de la recomposition de la communauté politique désormais caractérisée par son pluralisme et la valorisation de la diversité sociale. Il interroge ainsi la question de la mémoire et de l’appartenance dans les sociétés ouvertes et plurinationales.
Sur un autre plan, Jacques Beauchemin a occupé de 2012 à 2014 la fonction de sous-ministre à la politique linguistique et à la langue française alors qu’on l’avait chargé de la refonte de la Charte de la langue française. Ses nombreuses interventions médiatiques touchant notamment les questions des rapports entre nationalisme et pluralisme, de l’identité québécoise et des accommodements raisonnables l’ont fait connaître du grand public en tant que défenseur d’un nationalisme ouvert et moderne en même temps qu’attentif aux questions du patrimoine, de l’histoire et de la culture.
Prix et distinctions
L’histoire en trop. La mauvaise conscience des souverainistes québécois
Prix Richard-Arès (2002).
Extrait du discours de réception (2011)
« Et pourtant, il y a dans presque tout ce que j’écris quelque chose qui subsiste de mon rêve de jeunesse. Il y a dans la course de mes doigts sur le clavier, comme une retenue, une réticence à faire trop vite. Comme dans la lutte qui oppose le bien au mal, il y a sur mon épaule droite un petit diable qui m’incite à la vitesse et me rappelle les échéances que j’ai à respecter et, sur l’autre, un ange qui m’incite aux vertus de l’élégance. Mes textes s’écriraient tellement plus vite si je n’écoutais que le démon.
Mais j’entends toujours la voix du bien qui me rappelle à la beauté de la langue, qui m’invite à respecter son rythme et sa musique. Il y a au commencement de chaque texte le souci de bien l’écrire.»
Une démission tranquille : la dépolitisation de l’identité québécoise, 2020.
La souveraineté en héritage, 2015.
La révolution tranquille en héritage, 2011.
La cité identitaire (co-rédaction), 2007.
La société des identités, 2007.
L’histoire en trop, 2002.
La société libérale duplessiste (co-rédaction), 1994.
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Une démission tranquille : la dépolitisation de l’identité québécoise, Boréal, 2020.
La souveraineté en héritage, Boréal, 2015.
La révolution tranquille en héritage, Boréal, 2011.
La cité identitaire, avec Mathieu Bock-Côté, Athéna, 2007.
La société des identités (2e édition), Athéna, 2007.
La société des identités, Athéna, 2004.
L’histoire en trop, VLB Éditeur, 2002.
La société libérale duplessiste, avec Gilles Bourque et Jules Duchastel, Les Presses de l’Université de Montréal, 1994.
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Prix Richard-Arès (2002), pour son ouvrage L’histoire en trop. La mauvaise conscience des souverainistes québécois, publié chez VLB éditeur.