Louise Dupré

Membre de l’Académie depuis 1999

Photographie de Julia Marois

À propos

Poète, romancière, dramaturge et essayiste, Louise Dupré a publié près d’une trentaine de titres qui lui ont valu de nombreuses distinctions. Elle collabore régulièrement avec des artistes d’autres disciplines. Ainsi, le texte théâtral Tout comme elle a été mis en scène par Brigitte Haentjens en français à Montréal (2006) et en anglais à Toronto (2011). Le recueil Plus haut que les flammes a fait l’objet d’un spectacle multimédia des Productions Rhizome présenté dans plusieurs pays, puis d’un long métrage réalisé par Monique LeBlanc et produit par l’Office National du Film du Canada (2020).

L’écrivaine propose une œuvre ancrée dans le quotidien, mais néanmoins traversée par des thèmes forts tels que le deuil et la souffrance. Elle s’attarde à la manière de composer avec les épreuves dans l’immédiat et la durée. Ses textes poétiques, ses fictions et ses critiques littéraires sont parus dans différentes revues et anthologies au Québec et à l’étranger. Plusieurs ont aussi été traduits.

Louise Dupré est considérée par ses pairs comme un monument de la littérature québécoise et de la cause féministe, notamment en raison de son implication dès la fondation aux Éditions du remue-ménage. Elle contribue également à l'établissement de voix poétiques féminines au Québec en enseignant la création littéraire à l'Université du Québec à Montréal pendant 20 ans. Elle a dirigé la revue Voix et Images de 1995 à 1998. Elle consacre maintenant tout son temps à l’écriture.

Prix et distinctions

Extrait du discours de réception (1999)

« Aujourd'hui, il ne nous viendrait plus à l’esprit d'affirmer qu'écrire, c'est faire la révolution. Mais il n'en demeure pas moins que l'écrivain vit à l'écart: il fait entendre une voix discordante, qui s'inscrit contre le plus grand nombre, c'est-à-dire la multitude qui fait la loi des cotes d'écoute et des sondages. Et qui justifie les décisions autant politiques que culturelles.

L’écriture est un geste d'engagement. Même si l'écrivain est sans cause. Car au moment où l'on prend la plume, on essaie de voir le plus clairement possible, sur l'échiquier social, l'espace qu'il nous reste pour bouger.

L’écriture ne peut pas être innocente. »

PUBLICATIONS