Monique Deland

Membre de l’Académie depuis 2014

À propos

Monique Deland a publié huit livres de poésie, dont le plus récent s’intitule Noir de suie, Poèmes d’atelier (Noroît, février 2023). Ce livre est accompagné d’une douzaine de reproductions d’œuvres picturales de la poète, également artiste visuelle.

Ses livres ont été nommés finalistes au Grand Prix du livre de Montréal 2015, et au prix du poème en prose Louis-Guillaume 2012 (en France), entre autres nominations. Son travail de poète est reconnu en France, en Irlande, en Espagne, en Italie, en Allemagne, et en Haïti. Ses poèmes sont traduits en allemand et en anglais.

Après avoir enseigné les arts durant près de vingt ans, Monique Deland a poursuivi des études de maîtrise et de doctorat en littérature à l'Université du Québec à Montréal, de 1993 à 2002. En 1998, l’université lui décerne le Prix Québec-Amérique pour le meilleur mémoire de maîtrise en création littéraire déposé à l’UQAM.

Monique Deland est aussi critique littéraire de poésie dans diverses revues de littérature québécoise. Depuis 1995, elle a signé plus d’une centaine de commentaires critiques de fond. Depuis 2018, elle tient une chronique de poésie régulière dans les pages de la revue Estuaire, où elle a été membre du comité de rédaction de 1999 à 2008, et coéditrice de 2003 à 2007. La SODEP (Société de développement des périodiques culturels québécois) lui a décerné son Prix d'excellence de la recension critique en 2022.

Prix et distinctions

Extrait du discours de réception (2014)

« À présent, il m'apparaît clair que l'amour de la matière et celui du mot juste vont bras dessus bras dessous dans le poème. Et si le premier peut nous faire la grâce de venir naturellement comme une simple qualité du cœur contemplatif, le second est l'affaire d'un effort constant. Avoir le souci d'exactitude dans la langue devient une espèce d'écho obligé de cet amour que l'on dit avoir pour la matière. Car la langue est aussi matière, évidemment. En aimant le mot du même amour qu'il aime le réel, le poète élabore l'objet-poème qui devient un microcosme de ce grand univers qu'il aura précédemment investi de la même charge affective. »

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