Paul Chanel Malenfant

© Clément Brillant

Paul Chanel Malenfant

(2008)

« Si j’ai écrit de la poésie, donc, c’est en quelque sorte à la faveur de tels accidents lumineux, de telles circonstances éclairantes et surtout, effet de mimétisme, par désir de rencontre et d’échange dans l’ubiquité qui conduit de la lecture à l’écriture : par amour de la poésie des autres. Tant il est vrai qu’on ne naît pas écrivain, mais qu’avec peine et bonheur on le devient, par l’apprentissage et par l’art de la lecture. De ce point de vue, je considère comme une chance inouïe d’avoir pu exercer, d’un même lieu, les métiers contrapuntiques du professeur et de l’écrivain, à mes yeux décalques professionnels l’un de l’autre : un seul et même exercice de maïeutique, une unique posture heuristique devant le réel et le savoir. Ici, donner à lire les livres des autres, là, faire le poème, le lire et le faire lire. »
— Extrait du discours de réception (2008)