Pierre Ouellet

Membre de l’Académie depuis 2009

À propos

Pierre Ouellet est né à Québec en 1950. Romancier, poète et essayiste, on lui doit une cinquantaine de livres, dont quatorze romans, une vingtaines de livres de poésie, de même que dix-huit essais.

Pendant de nombreuses années, Pierre Ouellet a été professeur titulaire au département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal et titulaire de la chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique.

Il a aussi enseigné comme professeur invité dans de nombreuses universités étrangères, dont l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, la Sorbonne, l’Université de Limoges et l’Université de Nice en France, l’Université de Porto Alegre et l’Université Fluminense de Niteroi au Brésil, l’Université de Puebla au Mexique, Ade Tsukuba au Japon et la State University of New York à Buffalo. Il est présentement retraité de son poste à l'université[

Membre de la Société Royale du Canada depuis 2004, Pierre Ouellet a dirigé plusieurs revues, comme Protée, RS/SI, Spirale et Les écrits (de 2009 à 2017) de même que les collections « Spirale » chez Trait d’union et « Le soi et l’autre » chez VLB Éditeur.

Extrait du discours d’entrée à l’Académie

« Ce rôle me convient : mêler brin à brin la parole de nuit à celle de tous les jours, les mots qui ne se voient pas et ne s’entendent plus dans l’obscurité et l’absurdité du monde éteint où on les prononce et ceux qui ne cessent de vrombir ou de bourdonner sur la place publique pour nous distraire de nos angoisses et de nos aspirations les plus profondes, bref, mêler le poème au non-poème, dirait Gaston Miron, faire que la parole et la pensée se frottent à ce qui les nie ou les dénie, faire que le verbe fraye avec l’ennemi, le lourd silence dans lequel il tombe le plus souvent lorsqu’il affronte la chose publique, faire que le jardin croisse au cœur du désert le plus menaçant et que l’Akademeia répande partout autour d’elle les parfums puissants qu’elle cultive dans la langue et dans la pensée pour que notre monde respire autre chose que les odeurs nauséabondes qui ne cessent d’émaner de notre histoire récente. »

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