Suzanne Jacob

Suzanne Jacob

(2001)

« Le 9 décembre 1944, les fondateurs et la fondatrice de cette Académie se donnaient pour mission de servir et de défendre la langue française, la culture française et la place de la littérature dans notre société. C’était huit mois avant Hiroshima et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Nous avons par la suite hérité de mots éclopés et dévastés par la souffrance infligée par deux guerres successives. Aujourd’hui, plusieurs des mots de plusieurs langues ne sont plus que des artefacts, ou au mieux des épitaphes, parmi lesquels certains d’entre eux, toujours vivants, ne cessent d’être malmenés par les trahisons auxquelles on les soumet, le mot liberté, par exemple, ou encore les mots liberté de pensée. »
— Extrait du discours de réception (2001)