Suzanne Jacob

Suzanne Jacob

(2001)

« Le 9 décembre 1944, les fondateurs et la fondatrice de cette Académie se donnaient pour mission de servir et de défendre la langue française, la culture française et la place de la littérature dans notre société. C’était huit mois avant Hiroshima et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Nous avons par la suite hérité de mots éclopés et dévastés par la souffrance infligée par deux guerres successives. Aujourd’hui, plusieurs des mots de plusieurs langues ne sont plus que des artefacts, ou au mieux des épitaphes, parmi lesquels certains d’entre eux, toujours vivants, ne cessent d’être malmenés par les trahisons auxquelles on les soumet, le mot liberté, par exemple, ou encore les mots liberté de pensée. »
— Extrait du discours de réception (2001)

Suzanne Jacob

Membre de l’Académie depuis 2001

À propos

Suzanne Jacob est née à Amos, en Abitibi. Elle a fait ses études classiques à Nicolet et obtenu son baccalauréat ès arts de l’Université Laval.

Elle se fait d'abord connaître comme auteure-compositrice-interprète dans les années 1960-1970. Elle est couronnée du prix du Patriote en 1970 pour sa carrière musicale. Son succès en musique lui permet de se consacrer plus aisément à l’activité littéraire.

En 1978, elle publie son premier roman, intitulé Flore Cocon, qui attire l'attention du public et des critiques. La même année, elle fonde une maison d’édition, Le Biocreux, avec Paul Paré, où paraît La Survie (1979), son premier recueil de nouvelles.

Suzanne Jacob continue de produire à un rythme particulièrement soutenu pendant les années 1980 une suite d'ouvrages où reviennent les thèmes de l'affranchissement de la femme envers les traditions, du poids de l'emprise familiale et du conformisme social, ainsi que de la menace et de la violence qui régissent les relations de pouvoir au sein du couple et de la famille.

Parallèlement à ses romans et poèmes, Suzanne Jacob fait également entendre sa voix de femme dans Liberté et dans la revue féministe La Gazette des femmes dans laquelle elle assure la chronique «Ah!» de 1981 à 1991.

L'œuvre de l'écrivaine est traduite en anglais, espagnol, allemand, roumain et italien.

Prix et distinctions

Extrait du discours de réception (2001)

« Le 9 décembre 1944, les fondateurs et la fondatrice de cette Académie se donnaient pour mission de servir et de défendre la langue française, la culture française et la place de la littérature dans notre société. C'était huit mois avant Hiroshima et la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Nous avons par la suite hérité de mots éclopés et dévastés par la souffrance infligée par deux guerres successives. Aujourd'hui, plusieurs des mots de plusieurs langues ne sont plus que des artefacts, ou au mieux des épitaphes, parmi lesquels certains d'entre eux, toujours vivants, ne cessent d'être malmenés par les trahisons auxquelles on les soumet, le mot liberté, par exemple, ou encore les mots liberté de pensée. »

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